Discernement

La condition de la décision

Décider n’est jamais un acte isolé. Les décisions patrimoniales s’inscrivent dans un monde en mouvement, fait de cycles économiques, de transformations financières, d’innovations et de ruptures. 

Créer les conditions de la décision, c’est prendre le temps de comprendre ces dynamiques, d’en mesurer les implications, et de replacer chaque choix dans un contexte plus large et plus lisible. Vous restez pleinement acteur de vos choix, nous en éclairons les contours.

C'est d'abord Pour ensuite Et enfin

  • C'est d'abord

    Prendre de la hauteur sur les enjeux

    Lorsque l’information est abondante, la difficulté n’est pas d’accéder aux contenus, mais de distinguer ce qui fait sens. Discernement propose des lectures structurées pour aider à prendre de la distance par rapport à l’actualité immédiate, aux effets de mode et aux évidences apparentes.

  • Pour ensuite

    Comprendre le monde qui façonne vos décisions

    Les choix patrimoniaux ne se prennent jamais hors sol. Ils sont influencés par des dynamiques économiques, financières, géopolitiques, technologiques et sociétales. Cette section propose des analyses et des mises en perspective pour mieux comprendre ces mouvements de fond, leurs interactions, et les questions qu’ils soulèvent pour le patrimoine.

  • Et enfin

    Mieux nourrir le discernement

    Le discernement se construit dans la durée. Il naît de la confrontation des idées, de la nuance, et de la capacité à interroger les certitudes. Nos publications visent à nourrir cette réflexion, en proposant des points de vue argumentés, des analyses approfondies.

Nos contributions

Des réflexions issues de notre pratique, pour éclairer les enjeux auxquels nos clients sont confrontés et les décisions qu’ils ont à prendre.

5 min. read

Distinguer ce qui est possible de ce qui est pertinent

Olivier Ravillion Head Client Financing Solutions
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5 min. read

Une décision cohérente peut-elle être juste sans être vraie ?

Benno Schmidiger Managing Partner
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3 min. read

Décider quand rien n’oblige

Karel Gaultier CEO, Managing Partner
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Accéder au discernement

Des analyses pour mieux comprendre, prendre du recul et éclairer vos décisions dans la durée.

Les lectures qui nous inspirent

Kometa

Chez Hottinger Gaultier, nous pensons que la qualité d’une décision ne dépend pas uniquement de la quantité d’informations disponibles. Elle dépend aussi de la manière dont nous regardons le monde. C’est dans cet esprit que nous avons choisi de partager certains textes issus de la revue Kometa, dont j’ai la joie de présider le conseil d’administration. À rebours du commentaire immédiat et des analyses qui prétendent conclure, Kometa privilégie le récit. Non pour apporter des réponses toutes faites, mais pour rendre certaines réalités plus visibles et plus proches. Les textes publiés dans Kometa ne cherchent pas à décider à la place du lecteur. Ils invitent à regarder autrement. Ils déplacent le regard, introduisent de la nuance, font apparaître les hors-champs. Nous partagerons ici, au fil du temps, certains de ces textes. Non parce qu’ils apportent des réponses, mais parce qu’ils enrichissent la manière dont nous regardons le monde. Karel Gaultier, Chairman of the Board, Kometa

5 min. read

Extrait de l’interview de Sophia Rosenfeld, Kometa No 8

Toute décision repose sur une question préalable : à qui accordons-nous notre confiance pour comprendre le réel ? À l’expert, à nos expériences, à l’opinion majoritaire ou à notre intuition ?
Dans cet entretien, l’historienne Sophia Rosenfeld déconstruit la notion de « bon sens », une idée apparemment évidente, mais profondément politique, mobilisée tour à tour pour défendre l’émancipation, le statu quo ou le populisme.
À l’heure où les faits sont contestés, où les experts sont remis en cause et où les certitudes circulent plus vite que les démonstrations, cette réflexion invite à interroger ce qui nous paraît aller de soi.

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The Library

Le Sujet et l’Expérience

Toute rencontre commence par une expérience : celle de comprendre ensemble ce qui fait sens.

Dans notre métier comme dans la pensée, rien ne se construit seul. L’expérience de la co-construction, entre clients, équipes et idées, suppose de comprendre comment l’être humain perçoit, ressent et transforme ce qu’il vit.

The Library rassemble les textes qui fondent cette ligne de pensée. De Kant à Sapolsky, ils dessinent une compréhension de plus en plus incarnée du sujet, de l’expérience et de l’action.

Cette même ligne se manifeste dans la sphère économique et financière. Elle permet d’interroger la nature des marchés, la réalité des comportements, les limites du calcul, le rôle des récits et les formes d’instabilité produites par les systèmes eux-mêmes.

Penser cela, c’est mieux comprendre ce que signifie agir ensemble et faire circuler ce qui a de la valeur, qu’il s’agisse de savoir, de confiance ou de projets.

C’est aussi ce qui fonde, chez HG, la conviction qu’investir s’appuie d’abord sur une vision partagée du monde.

Cadres économiques et financiers

Les ouvrages réunis ici proposent cinq cadres majeurs pour penser les marchés, la décision et l’incertitude.

Andrew Lo invite à considérer le marché non comme une mécanique naturellement efficiente, mais comme un système adaptatif, dont les propriétés varient avec les acteurs, les conditions et les régimes.

Richard Thaler replace au cœur de l’analyse l’être humain réel, avec ses habitudes, ses contradictions et ses manières imparfaites de décider.

Frank Knight distingue ce qui relève d’un risque mesurable de ce qui demeure irréductiblement incertain.

Robert Shiller montre comment les récits circulent, organisent les anticipations et deviennent eux-mêmes des forces économiques.

Hyman Minsky révèle enfin comment la stabilité peut nourrir la confiance, accroître la prise de risque et préparer de l’intérieur les conditions de l’instabilité.

Ensemble, ils composent une lecture de l’économie et de la finance attentive aux conditions, aux comportements, aux représentations et aux fragilités que les modèles seuls ne suffisent pas à saisir.

Adaptive Markets (2017)

Andrew W. Lo

Lo dépasse l’opposition entre marchés efficients et comportements irrationnels. Le marché devient un système adaptatif, façonné par les acteurs, les conditions, l’apprentissage et les crises. L’efficience n’est plus une loi, mais un état toujours contingent.

Misbehaving (2015)

Richard H. Thaler

Thaler replace l’être humain réel au cœur de l’économie. Face à l’agent parfaitement rationnel des modèles, il montre des individus traversés par leurs habitudes, leurs contradictions et leurs manières imparfaites de décider. Comprendre les marchés, c’est aussi comprendre ceux qui les font.

Risk, Uncertainty and Profit (1921)

Frank H. Knight

Knight distingue le risque, que l’on peut mesurer, de l’incertitude véritable, qui échappe au calcul. C’est dans cet espace que prennent place le jugement, l’initiative et la responsabilité. Décider commence là où la probabilité ne suffit plus.

Narrative Economics (2019)

Robert J. Shiller

Shiller montre que les récits économiques ne se contentent pas de décrire le réel. Ils circulent, organisent les attentes, orientent les comportements et deviennent eux-mêmes des forces économiques. Une économie se comprend aussi par les histoires qu’elle se raconte.

Stabilizing an Unstable Economy (1986)

Hyman P. Minsky

Minsky révèle que la stabilité peut préparer l’instabilité. Les périodes calmes nourrissent la confiance, encouragent l’endettement et déplacent progressivement les comportements vers davantage de fragilité. Ce qui semble maîtrisé peut déjà porter les conditions de sa rupture.

Adaptive Markets (2017)

Andrew W. Lo

Lo dépasse l’opposition entre marchés efficients et comportements irrationnels. Le marché devient un système adaptatif, façonné par les acteurs, les conditions, l’apprentissage et les crises. L’efficience n’est plus une loi, mais un état toujours contingent.

Misbehaving (2015)

Richard H. Thaler

Thaler replace l’être humain réel au cœur de l’économie. Face à l’agent parfaitement rationnel des modèles, il montre des individus traversés par leurs habitudes, leurs contradictions et leurs manières imparfaites de décider. Comprendre les marchés, c’est aussi comprendre ceux qui les font.

Risk, Uncertainty and Profit (1921)

Frank H. Knight

Knight distingue le risque, que l’on peut mesurer, de l’incertitude véritable, qui échappe au calcul. C’est dans cet espace que prennent place le jugement, l’initiative et la responsabilité. Décider commence là où la probabilité ne suffit plus.

Narrative Economics (2019)

Robert J. Shiller

Shiller montre que les récits économiques ne se contentent pas de décrire le réel. Ils circulent, organisent les attentes, orientent les comportements et deviennent eux-mêmes des forces économiques. Une économie se comprend aussi par les histoires qu’elle se raconte.

Stabilizing an Unstable Economy (1986)

Hyman P. Minsky

Minsky révèle que la stabilité peut préparer l’instabilité. Les périodes calmes nourrissent la confiance, encouragent l’endettement et déplacent progressivement les comportements vers davantage de fragilité. Ce qui semble maîtrisé peut déjà porter les conditions de sa rupture.

Les textes fondateurs

Avec Kant, la pensée moderne découvre que le monde n’est pas simplement donné : il est structuré par le sujet qui le perçoit.

Husserl prolonge ce déplacement en revenant à l’expérience vécue, là où le sens apparaît dans la conscience.

Nietzsche ouvre ensuite la pensée à une autre dimension : le sujet n’est pas seulement une structure, il est un devenir, un mouvement créateur.

La recherche contemporaine prolonge ce mouvement. Damasio montre que la rationalité est inséparable du corps et des émotions qui orientent la décision.

Sapolsky, enfin, explore l’enchevêtrement des déterminations biologiques, sociales et culturelles qui façonnent nos comportements.

Ce parcours esquisse une trajectoire : celle d’une compréhension de plus en plus incarnée de l’expérience humaine.

Critique de la raison pure (1781)

Immanuel Kant

Où commence vraiment la pensée moderne : ici. Kant montre que la connaissance ne vient pas du monde seul, mais de la manière dont notre esprit l’organise. Le sujet devient la condition de toute expérience.
« Que puis‑je savoir ? » : une question fondatrice, toujours vive pour quiconque prétend agir avec lucidité.

Méditations cartésiennes (1931)

Edmund Husserl

Héritier de Kant, Husserl cherche non pas des idées abstraites mais le sens tel qu’il se manifeste dans l’expérience vécue. En suspendant nos certitudes, il propose de revenir à ce qui se donne réellement dans la conscience : le monde tel qu’il est vécu.
La phénoménologie devient ainsi une pratique de lucidité : comprendre comment le sens se constitue dans l’expérience.

Le Gai Savoir (1882)

Friedrich Nietzsche

Avec Nietzsche, la pensée quitte la recherche de fondements pour retrouver le mouvement de la vie. Le sujet n’est plus une substance stable mais un devenir. La connaissance devient un acte de création, et la vérité un chemin où l’esprit s’éprouve en agissant.

L’erreur de Descartes (1994)

Antonio Damasio

La science retrouve ce que la philosophie pressentait : la raison n’est pas séparée du corps. Damasio montre que les émotions et les sentiments sont des conditions de la rationalité. Penser, c’est sentir juste : une réconciliation entre biologie, conscience et décision.

Behave (2017)

Robert Sapolsky

Une fresque vertigineuse sur ce qui nous fait agir. Sapolsky explore l’humain du neurone à la culture : hormones, gènes, environnement, société. Son message est radical : nos comportements émergent d’une chaîne de déterminations complexes. Comprendre cette chaîne ouvre pourtant la voie à une éthique lucide.

Critique de la raison pure (1781)

Immanuel Kant

Où commence vraiment la pensée moderne : ici. Kant montre que la connaissance ne vient pas du monde seul, mais de la manière dont notre esprit l’organise. Le sujet devient la condition de toute expérience.
« Que puis‑je savoir ? » : une question fondatrice, toujours vive pour quiconque prétend agir avec lucidité.

Méditations cartésiennes (1931)

Edmund Husserl

Héritier de Kant, Husserl cherche non pas des idées abstraites mais le sens tel qu’il se manifeste dans l’expérience vécue. En suspendant nos certitudes, il propose de revenir à ce qui se donne réellement dans la conscience : le monde tel qu’il est vécu.
La phénoménologie devient ainsi une pratique de lucidité : comprendre comment le sens se constitue dans l’expérience.

Le Gai Savoir (1882)

Friedrich Nietzsche

Avec Nietzsche, la pensée quitte la recherche de fondements pour retrouver le mouvement de la vie. Le sujet n’est plus une substance stable mais un devenir. La connaissance devient un acte de création, et la vérité un chemin où l’esprit s’éprouve en agissant.

L’erreur de Descartes (1994)

Antonio Damasio

La science retrouve ce que la philosophie pressentait : la raison n’est pas séparée du corps. Damasio montre que les émotions et les sentiments sont des conditions de la rationalité. Penser, c’est sentir juste : une réconciliation entre biologie, conscience et décision.

Behave (2017)

Robert Sapolsky

Une fresque vertigineuse sur ce qui nous fait agir. Sapolsky explore l’humain du neurone à la culture : hormones, gènes, environnement, société. Son message est radical : nos comportements émergent d’une chaîne de déterminations complexes. Comprendre cette chaîne ouvre pourtant la voie à une éthique lucide.

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